Notre premier match officiel nous offrait comme adversaire le sympathique Luxembourg FC. Et si le Luxembourg et le Panthéon ne sont séparés que par les 200m de la rue Soufflot, le match se tenait assez loin de là, sur l’île de Puteaux.

Alors qu’il est d’habitude parmi les premiers présents, notre valeureux Président est arrivé presque en retard. Il eut la très bonne surprise de voir que quasiment toute l’équipe était déjà dans les vestiaires et que la feuille de match était déjà remplie. Alors même qu’il n’avait pas fait l’effort de transmettre des instructions dans ce sens, les présents, autour de notre Capitaine Chinois, avaient pris l’initiative d’utiliser la liste des licences de l’année dernière pour s’attaquer à cette pénible formalité.

Preuve d’une maturité et d’un sens des responsabilités tout à fait réjouissants mais contredits quelques minutes plus tard : lorsque notre valeureux Président récupéra la clé du vestiaire de la part du dernier arrivé sur le terrain, il constata qu’Elie manquait à l’appel. Il entreprit de refaire le chemin jusqu’au vestiaire (situé à 500m du terrain) mais il vit bien vite notre fougueux gardien venir à sa rencontre en plein désarroi. Il était simplement allé aux toilettes pendant que ses coéquipiers, une fois tous prêts, étaient partis en enfermant ses gants dans les vestiaires.

On peut se réjouir qu’après plusieurs années de pratique l’équipe ait acquis une certaine autonomie au niveau du remplissage de la feuille de match, mais la gestion d’un garçon aussi imprévisible qu’Elie nécessitera encore un peu d’apprentissage. Le coup d’envoi étant imminent notre valeureux Président, malgré sa blessure au dos, se dévoua généreusement pour aller chercher ces fameux gants pendant qu’Elie jouait les premières minutes à mains nues.

Contraste aussi sur le terrain où une équipe marquait en tout 7 buts au cours du match alors que l’autre n’en marquait aucun.

Contraste encore dans le déroulement du match puisqu’après une première mi-temps relativement équilibrée (nous étions menés 2-0 à la pause) une différence de niveau assez nette s’exprimait plus clairement pendant la deuxième période (7-0 à la fin du match mais les lecteurs les plus fins l’avaient déjà compris).

Contraste enfin au niveau de notre comportement vis à vis des adversaires. Même si la nouvelle a été relayée par l’ensemble de la presse sportive ce site ne l’a pas mentionné : le Panthéon FC a reçu il y a quelques semaines la Coupe du Fair-Play et nous voyons ici notre Dictateur chéri et notre valeureux Président brandir fièrement ce prestigieux trophée devant les locaux de la Ligue.

Or au cours de notre match ce même Dictateur s’en prit d’une manière un peu ferme au juge de touche en exprimant de sérieux doutes sur sa réelle capacité à assumer cette fonction de manière adéquate. Or c’est un de nos adversaires qui avait accepté ce rôle ingrat alors qu’il nous revenait en principe de le faire (notre excuse pour nous être défaussés de cette corvée étant que nous n’avions pas de remplaçant au coup d’envoi, puis un seul par la suite, et que notre valeureux Président, blessé au dos, avait déjà puisé dans ses réserves pour son aller-retour aux vestiaires rapport aux gants de notre fougueux gardien).

Bref, même si le juge de touche s’était trompé, et vu que c’était sur le sixième but, nous aurions mieux honoré notre trophée du Fair-Play en ne lui arrachant pas le drapeau, traditionnel symbole de sa fonction. Mais un Dictateur se doit de réveiller un peu ses troupes de temps en temps et c’était aussi l’objet de la démarche de notre leader charismatique.

Et puisque nous avons évoqué notre fougueux gardien, signalons encore un contraste entre sa prestation, tout à fait remarquable, et le nombre de buts qu’il aura encaissés. De manière plus générale il faut d’ailleurs noter l’engagement de tous les présents, pour regretter qu’il n’apparaisse pas de manière plus nette au tableau d’affichage.