En plus d'une belle brochette de têtes de vainqueurs on voit bien sur cette photo nos splendides nouveaux maillots orange. On voit aussi, sur les deux maillots de l’ancien jeu, l'inversion du bandeau Rouge et Noir ainsi que la migration de l’écusson.

Nous devons cette splendeur orange à la générosité de Pierre. Voilà plus de 10 ans qu’il fait honneur à nos couleurs. Un billet très finement intitulé D’une Pierre deux coups atteste de ses débuts glorieux parmi nous : il avait marqué nos deux buts ce jour-là, pour un match nul obtenu contre des adversaires pourtant incisifs.

Il a voulu aller plus loin en renouvelant un jeu de maillots qui, il est vrai, avait un peu perdu de sa magie après une accumulation de défaites dont il faut bien dire un mot.

Nous avions en effet connu des séries de défaites « tennistiques », avec des 6-1, des 6-2 qui faisaient déjà rire les plus caustiques à l’approche de Roland Garros. Mais nous avons passé un nouveau cap début décembre avec le score de 21-1. Ce n’est plus du Tennis, c’est du Badminton. Ca ne pouvait plus durer et c’est donc peut-être un choc salutaire que Pierre a voulu provoquer. Reste à savoir pourquoi Orange ? Ou plutôt Oranje, car comme l’atteste la jolie photo ci-dessus, nos maillots sont ceux de la glorieuse équipe des Pays-Bas.

Ce choix peut s’expliquer par l'incroyable ressemblance entre Pierre et Arian Robben.

Reconnaissons que nous serions à deux doigts de les confondre.

Mais, toujours modeste, Pierre ne mentionne jamais ce mimétisme pourtant frappant puisqu’il identifie les deux hommes jusqu’à la pointe des cheveux. Pour expliquer ce choix il évoque plutôt l’élégance de Cruijff et de Rensenbrink, la puissance de Neeskens et de Gullit, et l’efficacité de Van Basten et de Boudewijn Zenden. Moins célèbre que les autres joueurs cités, Zenden est surtout cher au cœur de Pierre pour son passage à Marseille, et cette scène culte que l'on revoit toujours avec plaisir (cliquer ICI).

Quoiqu’il en soit le choc du changement de maillot a bien eu l’effet escompté puisque nous avons remporté lundi dernier une belle victoire contre nos adversaires amicaux de Monaco, par 5 buts à 3. C’est la première fois que nous les battons, jusque-là ils nous avaient toujours dominés, et parfois sévèrement. Cela explique peut-être les petites tensions qui sont apparues sur le terrain vers la fin du match. Mais nous avons tenu bon, en faisant preuve de caractère quand il le fallait, et nous avons surtout su résister à leurs attaques pourtant fort bien menées.

Comme on dit, c’est passé, mais dans la difficulté et avec un soupçon de stress : c’est ça aussi, passer à l’orange.