En effet, à part quelques-uns d’entre nous, nous n’avons jamais eu de technique, et nous n’en aurons jamais. Et notre condition physique n’est malheureusement plus celle de nos vingt ans.

Du coup on peut toujours causer tactique et remontée de balle à la Barcelonaise, dans notre cas notre manque de technique et de physique fait qu’à la troisième passe on perd la balle et on prend un but de plus. On peut aussi parler état d’esprit, révolte, envie. Mais il me semble qu’à de rares exceptions, franchement de manière générale chacun d’entre nous fait montre d’envie, de combativité et de respect de ses partenaires, ce qui rend nos soirées du lundi soir bien agréables au final, sinon on ne viendrait plus depuis longtemps. D’après moi, la réalité est que nous ne jouons tout simplement pas au niveau de nos adversaire, notre championnat est trop difficile pour nous.

Or concrètement, je pense qu’il est plus facile de descendre le niveau de nos adversaires que de monter le nôtre. D’après moi c’est avant tout la pression physique de nos adversaires, plus rapides et intenses dans le jeu, qui nous fait le plus de tort. Jouer dans un championnat plus à notre niveau (en particulier moins intense physiquement) nous donnerait l’occasion de continuer à progresser techniquement et tactiquement, et éviterait peut-être à chacun d’entre nous d’arrêter prématurément ce sport sur une civière comme notre bien aimé Selim.

C’est pourquoi je suis pour considérer l’inscription de notre équipe bien-aimée en championnat vétéran. Je ne sais pas si c’est possible, ni facile ni pratique (quels horaires, quels terrains, quels adversaires ?). Mais je propose d’en discuter sereinement, c’et-à-dire comme d’habitude en hurlant sous la douche à la fin du prochain match.



Le Thuram Vieux
Président de l’association « Pour un football plus lent »