Depuis maintenant plus d'un an, le Panthéon FC s'est doté de régles de fonctionnement qui se veulent strictes. Elles ont pour objet de définir un cadre qui certe limite les libertés individuelles, mais qui seul peut assurer la pérennité du groupe et garantir l'équité et donc l'harmonie entre ses membres. L'une des règles principales limite à 16 le nombre de joueurs convoqués pour un match. Il se trouve que nous n'avons jamais eu à l'appliquer strictement.

Jusqu'à ce lundi.

Faisant le point sur les effectifs, notre valeureux directeur des ressources humaines constate en effet jeudi dernier qu'il a reçu 16 réponses positives et 3 réponses négatives. Sur notre effectif de 21 joueurs, restent donc 2 joueurs qui n'ont pas répondu. 2 joueurs donc qui, aux termes de la règle des 16, ne pourront pas jouer lundi. Qui sont ces deux malheureux ?

Suspens.

Mais vous le savez déjà : il s'agit de notre capitaine chinois et de notre dictateur chéri.

Quel est leur comportement au moment où tombe le verdict qui les exclut du match ? Vont-ils contester la décision ? Vont-ils tenter de corrompre le valeureux directeur des ressources humaines pour qu'il admette avoir reçu leurs réponses avant celles des autres joueurs ? Ils n'essayeront même pas. D'abord parce qu'ils savent bien que le valeureux des ressources humaines est incorruptible. Et ensuite parce qu'ils sont les premiers à considérer que la loi n'est la loi que si elle s'applique à tous. Cette situation les prive d'un match, mais elle leur permet surtout de montrer l'exemple, et de prouver à tous qu'en s'impliquant dans la vie du club, ils recherchent l'intérêt collectif et non pas une quelconque satisfaction personnelle.

Moi je dis que c'est beau.