France

Lloris : 6, a bien fait ce qu’il avait à faire. A éteint son portable pour économiser la batterie. A très bien lacé ses chaussures. Du sérieux comme d’habitude.
Evra : 9, il sortait d’une série de 450 matchs catastrophiques, mais il avait prévenu : « c’est dans les gros matchs que l’on reconnaît les hommes ». Et on a vu. Même s’il a été très mauvais en attaque et en défense, il a été très important pour l’équipe, notamment sur le plan psychologique, mais pas seulement. D’ailleurs si vous savez sur quel autre plan il a été utile à l’équipe, s’il vous plait, dites-le nous.
Rami : 7, des jambes de feu. Il est vrai que Ribéry avait mis le feu à ses draps la nuit précédente pour faire une bonne blague. Très peu de boulettes (comparé à Mexes, donc quand même beaucoup). Pas responsable sur les buts anglais, puisqu’il envoyait des sms à ces moments-là.
Mexes : 6, une grande tradition de boulettes respectée. Boulette à la viande, au poulet, au foi haché, à la sauce tomate, à l’ail, au fromage, des merguez, et on en oublie. 2 passes décisives sur 2 des buts anglais. Un carton rouge injustifié, puisqu’il joue le ballon, même s’il prend par inadvertance la cheville de l’attaquant anglais Andy Caroll, avec les crampons de ses deux chaussures, un mètre au dessus du sol.
Debuchy : 4, un match moyen. On ne comprend pas bien pourquoi il a abandonné la musique pour le football. Claude, retournez à votre piano.
Cabaye : 5, un match correct, a été sérieux à la récupération. A récupéré de vieilles chaussettes qu’il a réutilisées, a récupéré une vieille batterie pour son iphone. Déjà, très jeune, il avait été repéré parce qu’il avait très bien récupéré du décalage horaire lors d’un voyage aux Etats-Unis.
Alou Diarra : 5, un cœur énorme. Le cœur de Rumsteak qu’il a mangé avant le match était vraiment énorme. Mais, bon, au niveau football, il ne sait toujours pas jouer. Devrait découvrir enfin d’ici la fin de sa carrière le sport pour lequel il est fait, qui n’est clairement pas le football.
Malouda : 6, depuis que Blanc a trouvé le poste qui lui convient, milieu gauche qui joue super cool, il s’épanouit en faisant des passes en retrait. Sa relation avec Ribéry est lumineuse. Un mariage bientôt ?
Ribéry : 9.75, lui aussi, il s’épanouit en équipe de France, il est bronzé, de plus en plus beau. On voit qu’il est heureux. Sa relation technique avec Benzema est excellente : leurs ipods se synchronisaient d’ailleurs dans les vestiaires pendant le match.
Nasri : 6, dans la lignée de ses matchs de préparation, il a semblé parfois un peu perdu sur le terrain. Il s’est notamment trompé à la mi-temps en sortant du stade au lieu d’aller au vestiaire. Mais comme l’a dit Laurent Blanc (L’Equipe du 8 juin), « personne ne s’attend à ce qu’il déborde et centre ». Non, évidemment, tout le monde s’attend à ce qu’il s’assoit par terre et médite sur l’avenir du genre humain. Par ailleurs son sens de l’humour reste un problème pour l’équipe, puisqu’il a dit à Evra avant le match : « tu es à la place de Clichy, tu sais la place de Clichy, dans le 18ème ? LOL ». Ce à quoi Evra a répondu : « c’est dans les gros matchs que l’on reconnaît les hommes ». Remplacé par Ben Arfa à la 71ème, 6, un bon match, malgré quelques choix discutables. Le choix de sa coupe de cheveux notamment, une épilation des sourcils qu’on peut également contester. On attendait de sa part un nouveau but à la Messi, on attend toujours.
Benzema : 10.25, un but plein d’opportunisme puisqu’il a profité de l’absence temporaire de Lescott. Celui-ci s’était évanoui en voyant Ribéry, car il avait cru reconnaître son frère jumeau (pour ceux qui ne le connaissent pas, une photo de Lescott ICI). Benzema a vraiment beaucoup progressé grâce à Mourinho : il a maintenant un melon presque aussi gros que celui de l’entraîneur portugais et d’Alain Delon, et envisage de parler désormais à la troisième personne.
Laurent Blanc : 8, un coaching qui a peu pesé sur le match : Valbuena est entré (79ème) mais ne pèse que 35 kilos pour 1m61. Mais Blanc a été très digne dans la défaite. Bravo. On peut également noter les propos d’Evra, après le match, commentant les matchs suivants de la France : « c’est dans les gros matchs que l’on reconnaît les hommes ».

Angleterre

Tout d’abord, la très bonne nouvelle du match : Roy Hodgson, le nouvel entraîneur anglais, n’est pas mort de vieillesse pendant le match.
Andy Caroll (7), l’homme du match, il s’est inspiré de la technique de Brandao pour marquer deux buts, du dos et de la fesse. Applaudi par sa femme, Carole, dans les tribunes (Carole Caroll). Remplacé en toute fin de match par Jermain Defoe (non noté), qui a paru à l’aise psychologiquement, malgré la rupture récente avec sa femme, Germaine, qui ne supportait plus ses défauts.
Steven Gerrard (6), meilleur que lors des deux dernières années, ce qui n’est pas difficile, puisqu’il avait été remplacé par un sosie de type Christian Karembeu depuis 2010. Applaudi par son frère Gérard (Gérard Gerrard).
Ashley Cole (5), beaucoup de chance, ce n’est pas pour rien que l’on parle du pot de Cole, puisqu’il a réussi tous ses contrôles, même les plus difficiles, ce qui ne peut s’expliquer par un talent technique exceptionnel, car, rappelons-le, il est quand même anglais.
John Terry (6), a bien suppléé Lescott qui s’était évanoui (voir plus haut). Est malheureusement retombé dans ses mauvaises habitudes racistes en traitant Ben Arfa de « sale chinois ».
Rooney : suspendu jusqu’au troisième match, il a confirmé son statut de vedette de l'Euro en ayant un comportement exemplaire sur le banc, pas de doigt dans le nez, pas de rictus, une main devant la bouche lors des baillements.
On ne peut pas en dire autant de David Beckham . Il n’est plus dans l’équipe d'Angleterre, mais nous le notons quand même sévèrement, 2. En tribune pour regarder ses anciens coéquipiers, il a passé le match à se demander intérieurement pourquoi il avait épousé Victoria qu’il trouve de plus en plus moche. De telles pensées sont honteuses, n’hésitons pas à le dire.

Le public, 7, totalement anglais, s’est très bien comporté, même s’il n’a pas semblé déborder d’affection pour l’équipe de France. Un individu français s’était également glissé dans les tribunes, mais est resté très discret.
Les commentaires de Lizaratzu, 2, étaient très difficiles à supporter pour les nerfs, comme d’habitude. En amélioration toutefois, il n’a parlé de lui que 80% du temps.
Tactique : l’équipe de France jouait en 4-3-2-1, qui se transformait en 1-2-3-4 en phases défensives. Pendant le match, l’Angleterre effectuait un pressing haut. Elle est d’ailleurs remontée chercher son linge au 15ème étage juste après le match.
La réalisation était de Maritie et Gilbert Carpentier. Les décors de Roger Harth.