Les ressemblances avec une époque où les hommes se baladaient en slip ne s’arrêtent pas la, les cris de Jérôme qui invite Michel à sortir de sa cage rappellent le rugissement du lion dans le colisée.

Mais pour faire un bon péplum, il faut un discours guerrier et courageux sur un fond de music dolby surond, un discours qui peut rendre la fierté à une armée blessée, un discours à l’américaine !

A la mi-temps, avec un score largement en notre défaveur, les joueurs du Panthéon sont affaiblis, en infériorité numérique, découragés et Marwan dit :

-« Nous somme ici ce jour pour kiffer, ne changeons pas de tactique ou de chaussure mais changeons notre états d’esprit ! Nous n’avons plus rien à perdre alors perdons fièrement !»

Sur le visage de Karim une larme coule, Beko la main sur le cœur regarde vers l’horizon.

Il ajoute :

-« Si vous vous retrouvez tout seul, courant balle au pied dans de verts pâturages avec le soleil sur le visage, n'en soyez pas troublés, car vous êtes au Champs Elyseum, et vous êtes déjà morts ! »

Un moment il parle même en américain et dit :

-« What we do in life... echoes in eternity.”

Peut être que son cerveau n’est plus irrigué, à cause des courses répétées en 1er mi-temps, mais son discours fait mouche.

Je propose à Jérôme et Ahmed une défense à 3, sans le préciser ils comprennent qu’une séance de massage est offerte à notre adversaire à chaque passage.

La 2eme mi-temps commence sur un autre rythme, les confrontations sont plus féroces, plus viriles. Le Panthéon ne produit pas un super jeu mais creuse les lignes sur certaines ouvertures, joue mieux les contres au point de marquer et de « créer le doute dans leurs regards de pleutres ! »

Karim court, court…. Balle au pied vers leur but, il est poursuivi comme un voleur de poule, j’entends même des fous rires, rien n'est drôle c’est un contre et il file vers le but mais voir un rouge presque seul poursuivi par plusieurs blancs avec cette allure c’était spécial. Ca n’enlève rien à la performance de Karim mais ce but rappelle un bon vieux Benny Hill.

Le Panthéon résiste pour finalement perdre 5-1, l’arrivé de Anis à 10mn de la fin nous permet d’être 9 sur le champ.

Si c’était un péplum le public aurait levé le pouce vers le haut au coup de sifflet final.