Tout cela n'empêcha pas Jérôme de marquer deux fois en première mi-temps. Nous dominions plutôt, jusqu'à ce qu'ils égalisent, juste après notre deuxième but. Un léger flottement s'ensuivit, qui nous vit jouer "comme des poussins", selon Milo. Cette manière de jouer se traduit par une propension exagérée à se précipiter vers le ballon, sans se préoccuper des notions de marquage ou même simplement de placement. Et pour avoir suivi des matchs de poussins, on y voit effectivement des grappes de joueurs pursuivre ainsi un ballon qui leur échappe.

Heureusement la défense tint bon. Nos adversaires continuaient à pousser après la mi-temps, mais un but de Damien vint à point pour calmer leurs ardeurs. Le temps qu'ils reprennent leurs esprits et le chemin de nos 18 mètres, et c'est Karim, sur un dernier tir qui vu de loin ne paraissait pas inarrêtable, qui mettait un point final au score.

Globalement nous avons fourni un match très courageux, avec beaucoup d'engagement de chacun. Tous les joueurs mériteraient d'être cités ici, car tous ont donné le maximum, et même au-delà. En espérant ne pas faire de jaloux, j'assume le biais lié à ma position pour distinguer le match très physique de Christophe et de Monsieur Brun en défense centrale.

Tout cela est beau et réjouissant, mais ne cadre pas bien avec le franchissement des bornes évoqué en titre. Ce titre se réfère en fait aux commentaires émis dans les vestiaires après le match pour qualifier la prestation de tel ou tel. Il s'agissait de qualifier la prestation de notre valeureux gardien, sur laquelle je m'abstiens le plus souvent de disserter, sauf lorsqu'elle le mérite vraiment.

Pour en dire deux mots ici, disons que pour son retour dans nos buts, il n'a pas eu grand chose à faire, et l'a à peu près bien fait. On peut lui reprocher (et on l'a fait) un manque de percussion sur une ou deux sorties. Le seul arrêt un peu notable fut pour sortir une balle en hauteur sur un coup franc très excentré, un peu à la manière d'un corner rentrant. Et c'est en référence à cette intervention efficace mais non pas prodigieuse que Pierre, encore lui, franchit les bornes, en comparant notre valeureux gardien à Beaufreton.

Par le passé, à l'issue de prestations remarquables et dans l'euphorie de la victoire, il avait déjà été comparé à Barthez, indument cela va de soi, voire à Mandanda (on devine par qui).

Mais Beaufreton jamais.

Pour marquer le coup, nous proposons donc un petit jeu concours ouvert à tous sauf à Pierre : citer le prénom de Beaufreton, ou l'un des clubs dans lesquels il a joué (avec la saison). Interdiction bien sûr de tricher sur internet ou d'aller consulter vos albums Panini.

Il n'y a rien à gagner, évidemment.