Impossible évidemment de désigner des buteurs ou des passeurs décisifs. Notre valeureux directeur administratif, qui a surmonté les pièges que l'on sait pour obtenir les licences, peut bien prétendre au rang de passeur décisif. Chacun ayant ensuite concrétisé avec sa photo et le tampon du médecin. Mais ça ferait une douzaine de buteurs pour 5 buts.

Cela se complique encore avec le match amical joué tout de même ce soir là, qui s'est soldé par un match nul 1 partout. Je ne connais pas le nom du buteur (je l'avoue, j'étais absent et je ne raconte là que ce que m'ont rapporté quelques témoins). Mais il serait légitime que son but soit comptabilisé dans nos stats.

En définitive, nous allons donc avoir des stats qui ne totalisent pas autant de buts que n'en affiche le classement officiel. Ce n'est pas vraiment grave, mais lorsque, demain ou dans dix ans, pour une raison ou pour une autre, quelqu'un s'intéressera de près à nos résultats, il constatera un écart entre le nombre de buts affiché par la Ligue et celui recensé par nos stats.

On peut souhaiter qu'il en conclue que décidément le Panthéon est vraiment un club à part, qui défie jusqu'aux lois les plus simples de l'addition. Mais on peut craindre aussi qu'il suppose que nos stats n'ont pas été correctement tenues. Et c'est le discrédit pour notre club et notre courageux statisticien.

Une solution pourrait être soit d'attribuer ces buts à des buteurs fictifs, soit de retraiter le nombre de buts marqués, et de vivre ainsi avec une double comptabilité. Dans tous les cas, c'est mettre le doigt dans un engrenage nauséabond, qui rappelle les heures les plus sombres du football magouille, de la caisse noire de Saint-Etienne aux transferts truqués de l'OM. Jerôme Kerviel n'a pas commencé autrement.

Restons vigilants.