Certains titres auraient pu rendre compte plus nettement de l'ampleur du score. Comme : " Ecrasante victoire du Panthéon ", ou " Le Panthéon atomise le Café Aveyronnais ".

En réalité, celui qui aurait été le plus en ligne avec le résultat était sans doute : "Le Panthéon met une branlée". Mais j'avais peur qu'un fire-wall trop pointilleux ne prive certains d'entre vous de ce compte rendu.

J'ai donc préféré faire dans la retenue.

Pour le titre au moins, car pour le reste, le simple respect de la vérité me contraint à tomber dans le dithyrambe. A tomber, ou plutôt à m'y vautrer, car où que je pose les yeux dans le film du match, quelle que soit l'action que je revois, ce sont les superlatifs qui s'imposent. Pour aucun d'entre nous un commentaire simplement élogieux ne serait approprié, tant il est vrai que toute l'équipe s'est surpassée.

Car disons le, le match ne fut pas facile. Le score de 7 à 1 pourrait faire croire que la défense ne fut pas souvent mise à contribution, il n'en est rien. Et il convient de souligner que dans "Sept à Un" , il y a "Sept" mais il y aussi "Un" (il y a aussi "à" mais c'est moins signifiant). Si le "Sept" frappe, à juste titre, et témoigne d'une attaque à l'efficacité surprenante, le "Un" est lui significatif d'une défense à la solidité incontestable.

Mais ne nous laissons pas submerger par l'émotion, et essayons de prendre le film des événements dans l'ordre.

La première mi-temps fut très disputée. C'est un des leurs qui arbitrait, et incontestablement son arbitrage était contestable. Mais malgré nos réactions, et un peu d'énervement de leur part en retour, le match resta très correct. Leurs attaques étaient vives et dangereuses, nous répondions par des contres rapides.

Puis il y eut notre premier but, marqué par Franck G.

Un mot sur Franck G au passage, pour proposer avant tout de le rebaptiser, afin de le distinguer plus sûrement de Franck M. Dans cette perspective, certains ont souligné son incontestable ressemblance physique avec Miloslav Mecir. S'y ajoute le fait que Miloslav se distinguait surtout, du temps de sa splendeur, par "son incroyable touché de balle et sa félinité dans ses déplacements". Comment ne pas voir là l'exacte description du jeu de Franck G ? Cette conjonction nous impose finalement plus qu'elle ne nous y invite à le nommer dorénavant Miloslav.

Miloslav, donc, a fourni un match énorme, aussi bien en attaque qu'en défense. Où que ce soit sur le terrain, son touché de balle, ses petits dribbles fins, ont fait merveille. Les adversaires semblaient s'effacer devant lui, et c'est après une très belle action dans les 18 mètres qu'il adressait un superbe tir du gauche qui nous permettait d'ouvrir la marque. La mi-temps intervenait sur ce score de 1 à 0.

Etait-ce contre le cours du match ou non, les avis divergent. Du côté de la défense, surtout sensible aux attaques adverses, l'avis est que nous avions plutôt souffert sur cette période. Nos attaquants semblaient considérer eux que notre avance était plutôt légitime. Ils prenaient sans doute en compte le nombre d'occasions qu'ils s'étaient créées, et certes il y en eut quelques unes.

Occasions qu'ils s'étaient créées mais qu'ils n'avaient pas concrétisées (mis à part le but de Miloslav).

Certains profitèrent d'ailleurs de la mi-temps pour faire remarquer à Pierre qu'il faudrait peut-être voir à concrétiser un peu plus. Rapport à quelques duels perdus face à leur gardien. Cette plaisanterie se voulait motivation, et ses effets ne tardèrent pas à se faire sentir en deuxième mi-temps.

En effet, peu de temps après la reprise, Pierre marquait le deuxième but en reprenant la balle au premier poteau sur un corner tendu. Puis c'est Damien qui, bien lancé par Olivier, partait droit au but depuis le milieu du terrain, et d'une frappe le long du poteau laissait le goal adverse sans réaction. Leur malheureux gardien ne put rien non plus sur notre quatrième but, sans doute le plus beau de tous : Pierre reprenait de volée une balle en profondeur (de Miloslav ? je ne suis pas sûr), en un superbe lob qui rentrait juste sous la barre.

L'enchaînement des buts ne doit pas laisser penser que le match était devenu facile. Ils se montraient toujours aussi dangereux, et ce n'est qu'au prix d'une abnégation de tous les instants que notre défense résistait toujours aussi fermement à la pression, y compris sur les coups francs bien placés sifflés par leur arbitre. Nommons ici ces héros de la défense : Fabien, Franck M (que nous pouvons désormais simplifier en Franck), Laurent et Ludovic (avec un interim de Benoît).

Tout cela finit par saper le moral de certains des adversaires, et sans vouloir diminuer le mérite de nos attaquants, c'est au milieu d'une défense qui paraissait désabusée que Damien et Pierre réalisèrent deux fois de suite la même combinaison : débordement de Damien sur la droite, centre le long des 6 mètres, et reprise de Pierre. Ce furent le 5ème et le 6ème but.

Malgré cela, ils ne baissaient pas les bras en attaque, et suite à une action un peu confuse après un corner ils finirent par marquer leur but. Mais nous ne baissions pas les bras non plus, et sur un nouveau débordement Damien marquait le dernier but de la partie.

4 buts de Pierre, 2 de Damien, 1 de Miloslav, les habitués se demandent où était Jérôme. Il était bien là, mais après une première mi-temps où ses appels de balle, toujours déterminés, ne connurent pas la réussite qu'ils méritaient (en partie suite à des hors-jeux contestables), il se positionna plus en retrait en deuxième période. Cela nous permit de constater qu'il était également très précieux en tant que milieu, même dans les phases défensives. Il se montrait en cela parfaitement cohérent avec Olivier et Benoît, qui récupéraient un nombre considérable de ballons, juste derrière Miloslav, dont nous avons déjà parlé, et le mec qui portait le maillot de Marc, toujours efficace dans l'entre jeu.

Quant à notre valeureux gardien, il se distingua surtout par des sorties appropriées.

Sept buts à Un, c'est le score le plus large obtenu par le Panthéon de mémoire d'homme (Arnaud, si tu lis ces lignes (je veux dire si tu n'es pas tombé dans les pommes avant), peux tu confirmer ce point d'Histoire?).

Nous passons de la 10ème à la 6ème place du classement. Ce qui se passe de commentaires (ça tombe bien, j'ai déjà été un peu long).

Que chacun se sente libre de compléter ce récit : malgré sa longueur, ce qu'il dit n'est rien à côté de l'aventure humaine vécue lundi par le Panthéon.

MAL 25 janvier 2006